Je vais essayer de vous résumer ce que j'ai vécu pendant ce long parcours de 42,2 km.
La météo était parfaite lors du départ. Ciel partiellement ensoleillé avec une légère brise. Le départ s'est donné avec 15 minutes de retard dû au nombre élevé de participants au demi-marathon.
Juste avant le départ j'avais eu le temps de faire un bon réchauffement d'environ 3/4 d'heure. Je me sentais vraiment bien et confiant.
Les premiers 15 kilomètres se sont très bien déroulés. Mieux que je pensais même. Le parcours était relativement plat. Rien de trop exigeant du côté cardio-vasculaire, 160 battements/min. de moyenne. J'étais même en avance sur mon temps prévu. Ça augurait bien...

À partir du 16 ième kilomètre les encouragements des gens le long du parcours me donnèrent un "boost" d'énergie. Je n'étais pas le seul à ressentir ce bienfait. J'entendais les autres coureurs près de moi mentionner combien cela leur faisait du bien d'entendre les applaudissements.
Du 19 ième au 23 ième kilomètre ce fut plus difficile mentalement. Il y avait moins de gens le long du parcours donc moins d'encouragements. J'avais hâte d'atteindre le 25 ième kilomètre. Je savais que ma femme et d'autres membres de ma belle-famille serait présent. À mon arrivé sur Berri ils étaient tous là. Je me suis donc arrêté pour la première fois pour serrer ma femme dans mes bras et saluer mes autres supporters. Cette période d'arrêt m'a permis d'abaisser mon rythme cardiaque avant d'amorcer l' ascension de la côte Berri.
C'est à partir de ce moment je crois que les problèmes ont commencé. Le long du Parc Lafontaine (km 26) j'ai dû m'arrêter à cause de fortes crampes aux molets et aux quadriceps des deux jambes. C'est la première fois que j'expérimentait cette douleur. Ce n'était vraiment pas agréable. J'ai même pensé que mon parcours se terminait là. J'ai donc décidé de me masser les deux jambes et de reprendre mon chemin en marchant tranquillement.
Les crampes disparues je me suis donc remis à courir lentement (6 min/km) pendant 4 kilomètres. Tout semblait aller bien tant et aussi longtemps que je ne poussais pas trop la machine. Rendu au 30 ième kilomètre la montée fut pénible. J'ai donc dû m'arrêter encore pour des crampes aux jambes. Un peu de marche et me voilà reparti à un rythme moyen.
Sur de Lorimier mes supporters m'attendaient au 34 ième kilomètre. Ce fut une bonne source de motivation pour me permettre de continuer à courir jusqu'au 38 ième kilomètre où je dû m'arrêter encore un fois à cause de mes crampes musculaires. Mais je n'étais pas le seul au moins. Plusieurs coureurs autour de moi s'étaient mis à marcher.
Rendu à ce point dans la course je crois que tous les coureurs n'avaient qu'une seule chose en tête, se rendre au Stade Olympique. Que se soit en courant, en marchant ou à quatre pattes. J'exagère peut-être un peu pour la dernière méthode...
Que d'émotions pendant ces derniers kilomètres. Rendu sur Sherbrooke j'avais envie de pleurer tellement j'était heureux. La descente vers la grande porte du stade fut tout aussi forte en émotions. Les encouragements de la foule à l'intérieur du stade me donnèrent un second souffle pour ainsi me permettre un petit sprint vers la ligne d'arrivée. Chrono final: 4:14:24.


Passé la ligne d'arrivée un couple d'amis m'attendait les bras ouverts. Encore une fois une bonne dose d'émotions.
Merci à tous, et plus particulièrement ma femme, pour m'avoir "supporté" tout au long de mon entrainement. Merci à tous, pour les encouragements le long de ce parcours de 42,2 km. Vous m'avez permis de le terminer.
Je souhaite pouvoir répéter l'expérience en 2010. Qui sait! Un chrono en bas de 4 heures peut-être...